Test génotypique, test de la charge virale et des CD4
Une fois votre séropositivité détectée, votre médecin effectuera des examens sanguins pour établir le compte de cellules CD4 et la charge virale, de même que votre profil génotypique. Le suivi du nombre de CD4 et de votre charge virale l’aidera à décider si vous devez amorcer le traitement. Les lymphocytes CD4+ sont un type de globules blancs faisant partie de votre système immunitaire. Ces cellules aident à protéger et à défendre votre corps contre les virus et les microbes. Le VIH élimine progressivement ces cellules et vous rend plus vulnérable aux infections et aux maladies.
Les gens dont le système immunitaire est sain ont un compte de cellules CD4 entre 800 à 1 300 par microlitre de sang. Quand on est atteint du VIH, ce compte chute lors des premiers mois de l’infection, puis se stabilise après trois à six mois. Sans traitement cependant, le nombre de ces cellules continuera de baisser. Moins vous avez de CD4, plus le risque de tomber malade augmente. Un compte sous 200 cellules par microlitre de sang signifie que votre système immunitaire est très faible et que vous êtes moins apte à lutter contre certaines infections (appelées « opportunistes »).
Votre charge virale est la quantité de virus VIH se trouvant dans votre sang (aussi appelée « nombre de copies de l’ARN VIH »). Votre charge virale vous renseigne sur la vitesse à laquelle le virus se reproduit. Au début de l’infection à VIH, elle augmente rapidement, mais chutera après quelque temps même sans traitement et se stabilisera à un niveau constant (appelé « valeur de consigne »). Plus la charge virale est élevée, plus l’infection est contagieuse et plus rapidement elle aura tendance à s’aggraver. Le traitement peut vous aider à faire abaisser cette charge à des niveaux très bas ou indétectables. Toutefois, le VIH inactif reste présent et recommencera à se reproduire en cas d’arrêt du traitement. Les niveaux de charge virale s’échelonnent de la valeur indétectable à plus d’un million de copies. Ils devraient diminuer avec le traitement. S’ils continuent d’augmenter, cela signifie soit que le VIH a développé une résistance au traitement, soit que vous ne prenez pas vos médicaments correctement, soit les deux.


